Face à la multiplication des épisodes caniculaires, le ministère du travail renforce sa vigilance sur la prévention des risques liés aux fortes chaleurs.

Depuis le 2 juin 2025, le Code du travail impose aux employeurs de :

  • évaluer les risques liés à la chaleur et les intégrer dans le DUERP ou le PAPRIPACT
  • protéger les salariés les plus vulnérables
  • mettre en œuvre des mesures de prévention dès les vigilances jaune, orange ou rouge
  • fournir une quantité suffisante d’eau potable fraîche
  • adapter l’organisation du travail (horaires, postes, locaux, etc.). Le télétravail peut également constituer une mesure de prévention.

Des contrôles en forte hausse

Depuis mai 2026, l’inspection du travail a intensifié ses contrôles, notamment dans le BTP et l’agriculture. Au 7 juillet, plus de 3 800 contrôles avaient déjà été réalisés, avec plus de 400 mises en demeure à destination des employeurs. Les principaux manquements constatés concernent l’absence d’évaluation des risques et d’aménagement des postes de travail.

En cas de manquement, l’employeur s’expose à une lettre d’observations, une mise en demeure, voire un procès-verbal.

Vers l’arrêt des travaux en cas de chaleur extrême ?

Le Code du travail impose de réévaluer les mesures de prévention lorsque la chaleur s’intensifie. Si celles-ci deviennent insuffisantes pour garantir la sécurité des salariés, notamment lors de travaux physiques en extérieur, l’administration considère que l’arrêt des travaux doit s’imposer.

Il n’existe toutefois aucune température maximale légale de travail. À titre indicatif, l’INRS recommande une vigilance à partir de 30 °C pour un travail sédentaire et 28 °C pour une activité physique.

Une évolution attendue de la réglementation

Le ministre du Travail souhaite engager, dès la rentrée 2026, une concertation avec les partenaires sociaux afin de favoriser la conclusion d’accords de branche adaptés aux spécificités de chaque secteur. L’objectif est de disposer, d’ici l’été 2027, d’un cadre renforcé conciliant protection de la santé des salariés et continuité de l’activité économique.