Depuis 1948, le 1er mai est définitivement institué comme jour férié chômé et payé pour les salariés. Cette règle est édictée à l’article L3133-5 du Code du travail qui prévoit que « le chômage du 1er mai ne peut être cause de réduction de salaire ». Toutefois, une série d’amendes infligées à des boulangeries ayant employé des salariés le 1er mai 2024 a conduit à relancer le débat pour élargir et mieux définir les possibilités de travail le 1er mai.

Rappel des règles relatives au travail du 1er mai

Le 1er mai constitue en effet le seul jour férié obligatoirement chômé et rémunéré pour l’ensemble des salariés, sauf dans les secteurs dont l’activité ne peut être interrompue.

Lorsque le 1er mai est chômé, les salariés bénéficient du maintien intégral de leur rémunération, et ce sans condition d’ancienneté, quel que soit leur mode de rémunération. Les heures non travaillées du fait de ce jour férié ne peuvent en aucun cas être récupérées.

Lorsque le 1er mai coïncide avec un jour habituellement non travaillé dans l’entreprise (repos hebdomadaire, dimanche), il est sans incidence sur la rémunération et n’ouvre pas droit à compensation particulière, sauf disposition conventionnelle plus favorable.

Par exception, certains établissements peuvent faire travailler leurs salariés le 1er mai, uniquement si la nature de leur activité ne permet pas d’interrompre le travail (notamment dans les secteurs de la santé, des transports ou de l’hôtellerie-restauration). Il appartient à l’employeur de pouvoir justifier cette situation. Le code du travail ne prévoit pas de liste des activités concernées. Sur son site Internet (en sont état au 14/04/2026), le ministère du Travail, indique que « le critère de l’impossibilité d’interrompre le travail doit être examiné au cas par cas au regard de l’activité concernée et des contraintes spécifiques à l’exercice de cette dernière ».

Dans ce cas, les salariés concernés bénéficient d’un régime de rémunération spécifique particulièrement protecteur : ils perçoivent leur salaire habituel, auquel s’ajoute une indemnité équivalente, soit un doublement de la rémunération pour les heures travaillées.

Cette règle présente un caractère d’ordre public : elle ne peut pas être remplacée par un repos compensateur.

Enfin, le non-respect des règles applicables au 1er mai, qu’il s’agisse de l’obligation de chômage ou des modalités de rémunération, expose l’employeur à une amende de 750 € par salarié concerné.