Mis en ligne le 13 février 2026, le Ministère du Travail a apporté des précisions attendues concernant les nombreuses interrogations suscitées par les nouveaux entretiens de parcours professionnel.

Plusieurs points importants sont ainsi à retenir :

  • Sur la notion d’ancienneté déterminant la date limite de réalisation

Celle-ci s’apprécie par référence à l’ancienneté du salarié au sein de l’entreprise. En conséquence, les périodes de suspension du contrat de travail qui ne sont pas assimilées à du temps de travail effectif ne sont pas prises en compte dans le calcul, sauf dispositions conventionnelles plus favorables.

Enfin, l’ancienneté s’apprécie en années révolues.

  • Sur la transition avec l’entretien professionnel et l’entretien récapitulatif :

Concernant l’entretien professionnel, le nouveau délai, porté à quatre ans, court à compter du même point de départ que l’ancien

Exemple : un entretien professionnel réalisé en 2023 devra être réalisé en 2027.

L’entretien récapitulatif doit avoir lieu avant que le salarié atteigne 9 ans d’ancienneté, calculée en années révolues, sans compter les périodes de suspension du contrat non assimilées à du temps de travail effectif.

En cas de transfert légal du contrat de travail, l’ancienneté est conservée et le nouvel employeur doit poursuivre le cycle d’entretiens.

  • Réalisation de l’entretien

A priori, rien ne s’oppose à ce que l’entretien soit réalisé en visioconférence dès lors qu’il est consacré aux perspectives d’évolution professionnelle du salarié (qualifications, emploi), à ses besoins de formation, et donner lieu à un compte rendu écrit remis au salarié

  • Articulation entre convention collective et la loi

Les entreprises ou les branches ayant conclu un accord sur les entretiens professionnels ont l’obligation d’engager la négociation s’il n’est pas conforme aux nouvelles dispositions législatives.

L’absence ou l’échec de la négociation entrainera la caducité de l’accord à compter du 1er octobre 2026, s’il retient une périodicité excédant quatre ans.

  • Contenu et périodicité des entretiens de parcours professionnel

Le contenu des entretiens doit être mis en conformité avec les nouvelles dispositions législatives. En revanche, la nouvelle périodicité de quatre ans s’appliquera à compter du 1er octobre 2026.

Ainsi, lorsque l’accord de branche prévoit déjà une périodicité plus courte — par exemple un entretien tous les deux ans — celle-ci continuera de s’appliquer.

En tout état de cause, les thèmes supplémentaires propres à l’entretien de parcours professionnel, à l’entretien de mi-carrière et de fin de carrière devront désormais être intégrés et traités.

  • Sanctions :

L’absence d’entretien de parcours professionnel constitue une faute pour l’employeur dans le cadre de

l’exécution du contrat de travail. Un « abondement sanction » s’applique dans les entreprises d’au moins 50 salariés et concerne également les entretiens de mi-carrière et de fin de carrière. Cette sanction s’applique en cas de non-respect des obligations relatives à ces entretiens professionnels.